Communiqué de presse
Capesterre Belle-eau, le 23 juin 2009
Le lancement du projet INTERREG « Banane Durable Caraïbes » a eu lieu ce lundi 22 juin à la plantation Grand
Café de Capesterre Belle-eau (971), sous la présidence de Victorin Lurel, Président du Conseil Régional de la
Guadeloupe, en présence d’Eric de Lucy, Président de l’Union des Groupements de Producteurs de Banane de
Guadeloupe et Martinique. Les producteurs de Ste Lucie, de St Vincent, de la Dominique et de la République
Dominicaine étaient également représentés.
INTERREG Caraïbes : Un co-financement européen et région pour une coopération régionale
Ce projet « Banane Durable Caraibes » s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de coopération régionale
intitulé « INTERREG Caraïbes », visant à développer des collaborations entre les pays et régions de la Caraïbe,
dans de nombreux domaines d’activités. Le financement du présent projet est assuré par les producteurs des
pays concernés, l’Union européenne et les Conseils régionaux de Guadeloupe et Martinique.
Une collaboration ambitieuse pour le développement durable des Antilles
Le secteur de la production bananière représente pour ces régions l’apport agricole le plus important, tant en
utilisation de main d’oeuvre qu’en devises. Pour des raisons diverses -historiques, de culture, de distance et de
langue- la collaboration était jusqu’à présent faible entre les îles francophones et les îles anglophones et
hispanophones. La mise en évidence de problématiques techniques communes permettra de rassembler les
efforts et les moyens nécessaires au maintien de cette activité.
Le partenaire principal hors territoire européen du projet est l’association WINFA « Windward Islands Farmers
Association », représentative des producteurs de bananes de Dominique, St Lucie, St Vincent et Grenade.
La recherche est mobilisée au travers des équipes du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en
recherche Agronomique pour le Développement), et d’autres organismes de recherche.
« Ce projet contribue à établir, pour la première fois, une collaboration ambitieuse, réunissant les différents
acteurs de la filière (producteurs, techniciens et chercheurs) entre les îles des Windward d’une part et les Antilles
françaises d’autre part. Notre objectif est le maintien d’un secteur essentiel et irremplaçable de l’économie de ces
territoires : la production de bananes pour les marchés locaux et européens », explique Eric de Lucy, président
de l’Union des Groupements des Producteurs de Banane de Guadeloupe et Martinique. « Ce secteur est
déterminant pour la mise en valeur des ressources agricoles et l’emploi dans cet espace Caraïbes. Le partenariat
renforcé entre des pays du Commonwealth avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne favorisera
le développement et l’intégration régionale de l’ensemble de ces régions .
Ce projet a été rendu possible par l’implication des Régions de Guadeloupe et de Martinique et je tiens à
remercier Monsieur Victorin Lurel, Président de la Région Guadeloupe et Monsieur Alfred Marie-Jeanne,
Président de la Région Martinique, pour leur engagement et leur soutien.».
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L’objectif du projet « Banane Durable Caraïbes » : lutter contre la Cercosporiose noire, limiter
les impacts sur l’environnement de la production de bananes et améliorer les conditions
sociales dans l’espace Caraïbe
Concrètement, les objectifs poursuivis par le programme INTERREG « Banane Durable Caraïbe » visent d’abord
à prévenir les risques sanitaires, notamment la propagation de la Cercosporiose noire dans les petites
Antilles, en complétant un plan de surveillance de cette maladie au niveau subrégional et en recherchant des
alternatives à son éventuelle introduction. Citons par exemple le développement d’hybrides résistants à la
cercosporiose ou encore la sélection de bananiers de plus petite taille permettant l’amélioration des conditions de
travail des salariés agricoles.
Le projet INTERREG « Banane Durable Caraïbes » propose également des actions visant à réduire l’utilisation
des pesticides chimiques en favorisant des techniques alternatives associées à l’utilisation de pesticides d’origine
naturelle. Le développement du compostage permettra le recyclage des déchets organiques et la réduction de
l’utilisation d’intrants chimiques (engrais, amendements). Rappelons que les producteurs de bananes de
Guadeloupe et Martinique s’appuient sur de solides bases, construites depuis plus de 10 ans, qui ont permis une
diminution de 70% de l’utilisation de produits phytosanitaires sur leur territoire et qui placent les producteurs des
Antilles françaises parmi les plus performants des différentes zones de production au niveau mondial, au point de
vue environnemental.
Contacts presse
Agence Protéines RP
Sabine Julien-Laferrière – +33 1 42 12 28 55 – sjlaferriere@proteines.fr
Perrine Bougault - +33 1 42 12 28 77 – pbougault@proteines.fr
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