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| Il y a quelques mois, la Cercosporiose noire, champignon responsable de dégâts importants sur les feuilles de bananiers, a été déclarée à Saint Vincent et à Sainte Lucie (respectivement décembre 2009 et janvier 2010). Pour la production de bananes de ces îles, il s'agit maintenant de survivre à cette terrible maladie.
En ce qui concerne la Guadeloupe, la Dominique et Sainte Lucie, encore indemnes, l'enjeu est de retarder au maximum son arrivée dans leurs territoires.
Dans ce cadre, le projet Banane Durable Caraïbes permet notamment une coordination des actions entreprises par les îles françaises et les Windward Islands.
Voici plusieurs actions qui ont été menées dans le cadre du Plan Banane Durable Caraïbes :
Ron Peterson, phytopathologiste, chargé du programme d’éradication de la "Cerco" noire en Australie en 2001, a été sollicité pour une mission aux Antilles françaises et à Sainte Lucie en Mars. Cela a été l’occasion de tirer parti de l’expérience australienne et d’entendre l’avis d’un expert sur les actions à mettre en œuvre. L’éradication en Australie a été basée sur un effeuillage sévère des bananiers, assorti d’un programme de traitements fongicides approprié ainsi que de la destruction des bananiers isolés (ravines, bords de route et "jardins créoles").
Des missions de terrain fréquentes ont été effectuées à Sainte Lucie et à Saint Vincent pour évaluer l'avancement de la maladie.
Des formations ont été dispensées par le Cirad à Sainte Lucie, Saint Vincent et la Dominique pour l'extraction d'ADN du champignon pathogène responsable de la cercosporiose afin de procéder à des analyses au Laboratoire Départemental d'Analyse (LDA) de Martinique permettant de distinguer la cercosporiose noire de la jaune à des stades précoces et ceci sans risque d'importer la maladie en Martinique.
Un symposium régional a été organisé à Sainte Lucie pour partager les expériences (interventions de la Jamaïque) et travailler au contrôle de la cerco noire.
A Saint Vincent, le Ministère de l'Agriculture centralise la gestion de la maladie mais manque de moyens financiers pour une lutte efficace.
A Sainte Lucie, le plan d'action élaboré par le Ministère de l'agriculture des tarde à se mettre en place.
Le traitement des plantations contre la cercosporiose repose sur les deux groupements de producteurs sans organe commun de coordination, Les parcelles abandonnées n'ont pas été détruites et constituent toujours des foyers d'inoculum importants.
Sur le terrain, la sécheresse du début d'année a permis de limiter le développement du champignon, mais le retour des pluies commence déjà à montrer ses effets et des conséquences importantes sur la production sont à craindre pour le deuxième semestre.
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Le financement de ce projet est assuré par les producteurs partenaires et par le programme européen INTERREG IV Caraïbes.
Mobilisable sur appels à projets, le programme a pour objectif de contribuer au développement harmonieux, concerté et durable de l'espace Caraïbe.
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