Meetaw Agriculture
02/06/2012 01:46:02 PM
Meetaw N° 161
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EDITO
L'agriculture martiniquaise.



Une agriculture dominée par la production bananière :

Le secteur bananier il fournit 41 % de la valeur agricole globale de l’île. Alors que la plupart des autres cultures ont reculé, les bananes ont progressé en surface depuis 1981 de7200 à 8250 ha.
Deux mille planteurs qui occupent une moyenne d’ exploitation plus élevée que la moyenne agricole (4,1 ha contre 2, 2). 181 gros planteurs (9 % du total) concentrent les deux tiers du total (30 ha en moyenne)
La production varie autour de 200 000 tonnes (85 % exportés) en fonction des aléas climatiques, avec des rendements de 25 tonnes à l’hectare .
Le secteur de la canne à sucre :

La dernière sucrerie, l’usine du Gallion ne produit plus assez de sucre pour la consommation locale. Plus de la moitié des 200 000 tonnes de cannes récoltées sont destinées aux distilleries pour la fabrication de rhums . Nous importons de la mélasse de Guadeloupe pour satisfaire la production de rhum industriel. La Martinique produit environ 100 000 hl de rhum (équivalent alcool pur) par an, dont les deux tiers en rhum agricole ( en grande partie composant la production à Appellation d’Origine Contrôlée) .


L’ananas en grandes difficultés :

La Martinique a une assez longue tradition dans la culture de l’ananas, appuyée sur de bons sols situés sur les flancs nord-est du massif septentrional. Les concurrences africaine et asiatique sont trop fortes et cette culture a dû être protégée par une garantie de débouché analogue à celle des bananes et par des aides effaçant des dettes ou des subventions à la conserverie.


Autres cultures :

La Martinique s’est lancée dans la culture de l’aubergine. Celle-ci a été éliminée au début des années 80 par les attaques virales et parasitaires.
La culture des melons est plus dynamique : 1250 tonnes sur 100 ha.
Un gros effort a été fait sur les vergers : plus de 400 ha d’avocats et près de 250 de limes, mais les surfaces régressent devant la nouvelle concurrence africaine aux coûts de revient très bas.
La réussite des cultures florales ; elles occupent un millier d’exploitants dont une centaine regroupés sur 350 ha qui ont exporté quelques dizaines de tonnes en Métropole et aux Etats-Unis, tandis que le marché local se développe, renforcé par les nombreux achats des touristes.


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