Le maire de Fort de France avait annoncé "21 projets pour le 21ème siècle".Il apparaît de plus en plus que le surendettement de la ville (281 millions d'euros), signe l'échec d'une vision pharaonique, surtout en pleine crise.A bien y regarder, certaines démarches pourraient friser le scandale :
1 - L'Etang z'abricots . c'est le projet phare de la mandature de l'actuel maire. Or, depuis 3 ans, un appel d'offres visant à définir le concessionnaire pour la marina est resté sans effet.Pas de concessionnaire ! Aujourd'hui, environ 60 % des personnes qui s'étaient positionnées sur les parcelles à vendre ont désisté.Pour masquer cette déconvenue, la CACEM aurait été incitée à acquérir une bonne partie des surfaces à construire (8 Hectares). Les investisseurs désistent parce que la mairie de Fort de France n'a pas tenu ses engagements. Le potentiel de cette zone se voit remis en question ; ainsi,les surfaces de l'Agora 2, qui est un bâtiment de bureaux terminé depuis un an , ne sont occupés qu'à 50 %."Le nouveau quartier de l'Etang Z'Abricots" semble à l'évidence abriter bien des mystères...
2 - Le technopôle de Sainte Thérèse. Le spectacle est alléchant : Panneaux couleurs avec des images féériques qui montrent à quoi le projet va ressembler. Imaginez donc : 3000 m2 de bureaux alors qu'Agora 2 est à moitié vide. Qui va financer ce projet ? Qui va occuper ces bureaux ? Posés depuis plus d'un an , les panneaux couleurs sont désormais "dédous". Derrière ? Un grand point d'interrogation...
3 - Les cascades 2 . 5000M2 de bureaux ,au départ destinés à des entreprises ,devraient , par défaut , être occupés par la CACEM. Quelqu'un veut-il chercher l'erreur, surtout quand on parle de création d'activités ?
La liste des projets en souffrance serait trop longue à exposer (la Savane, la Fontaine Gueydon à l'étude depuis 5 ans, la Réhabilitation de l'habitat insalubre de Ravine Bouillé en étude depuis 3 ans, Cité Bon Air, Cité Floréal, Ecole de Balata en projet depuis 4 ans, L'ilôt les Postale etc.).
Tout cela a -t-il vraiment été bien pensé ? La gestion financière de ces opérations était- t-elle rigoureuse ? ll reste que des zones d'interrogation subsistent quant à la mise en oeuvre de ces projets |