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Parution :

meetaw 115

Rubrique :

POLITIQUE

Dossier :

REGIONALES

Titre :

En cohérence et responsabilité

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Article
En cohérence et responsabilité,  Je suis de ceux qui ont voté  OUI le 10 janvier. OUI à une Collectivité unique dans le cadre de l’article 74 de la constitution. J’ai voté OUI parce que je suis favorable à l’idée d’autonomie que j’ai fait avancer dans les domaines où j’étais en capacité  de le faire. Sous ma responsabilité, le syndicat d’enseignants que j’animais est devenu une organisation autonome dans le cadre du syndicat national français dont il était jusque là une section au même titre que toutes celles qui, en France, en Guadeloupe, en Guyane, à la Réunion, en Corse, le composent. Cette organisation nationale qui reconnaît, de longue date, le droit des peuples à  disposer d’eux-mêmes. Sous ma responsabilité  depuis 1993, le syndicat a fait des propositions adressées aux élus pour l’instauration d’un système éducatif régional autonome. Pour autant je n’ai jamais participé au débat politique : c’est que, secrétaire général d’une organisation syndicale regroupant des enseignants ayant des options politiques et philosophiques diverses, j’étais tenu à des discours unificateurs dans des synthèses exprimant la volonté du plus grand nombre. Si ma pensée était libre, ma parole était contrainte. N’exerçant plus de responsabilité publique, j’ai donc en cohérence, en responsabilité et ouvertement, fait le choix d’une collectivité autonome majeure. Mais il y a désormais un avant et un après 10 janvier 2010. En toute hypothèse, l’idée même d’autonomie semble avoir été ensevelie le 24 janvier, et force est de prendre acte du vote des électeurs qui maintient la Martinique dans le cadre trop étroit de l’article 73 de la Constitution. Le 14 et le 21 mars, nous aurons à choisir, en conscience et hors de toute peur paralysante, les hommes et les femmes qui prépareront l’avènement de la collectivité Unique. Pour ma part, en cohérence et en responsabilité, je fais en confiance le choix des hommes et des femmes qui accompagnent les présidents Alfred MARIE-JEANNE et Claude LISE qui se sont montrés les plus audacieux et les plus ambitieux. Pas pour eux-mêmes, évidemment, mais pour assurément la nouvelle collectivité qu’ils veulent. Peut-être les derniers événements rappellent-ils opportunément à ceux qui en font leur étendard que l’audace n’est pas l’apanage de la jeunesse. Je fais le choix des présidents Claude LISE et Alfred MARIE-JEANNE et de celles et de ceux qui les accompagnent pou participer utilement aux négociations avec le gouvernement dans la perspective d’une Collectivité qui soit réellement en capacité de répondre aux attentes des Martiniquais. Je fais en toute sérénité  le choix des deux présidents pour préparer les deux fusions à  venir : Fusion des personnels dont la dimension humaine n’échappe à personne Fusion des patrimoines. Ils sont, à mes yeux, incontestablement les mieux préparés à le faire et pour proposer les inflexions nécessaires quant aux orientations de la politique générale à mettre en œuvre dans le court, le moyen et le long terme. Et viendra donc après le 24 mars le temps des négociations avec le gouvernement sur les modalités d’élection pour l’installation de la Collectivité Unique Je ne suis ni juriste,  ni politologue, ni sociologue. Je suis très modestement un citoyen attentif à la vie de son pays pour lequel il veut le meilleur. Aussi, avant que les experts réputés, sur l’objectivité desquels on peut à bon droit s’interroger, investissent tous les champs médiatiques, je me risque à avancer quelques idées de bon sens soumises au débat nécessaire : Si j’avais à  choisir, j’opterais pour l’architecture suivante : Un territoire, Une collectivité, Une circonscription électorale, pour penser la Martinique globalement- les municipalités, les communautés de communes, ayant vocation à concevoir et à agir localement, en cohérence avec le projet global qu’elles auront nécessairement contribué à élaborer. Si j’avais à  choisir, j’opterais pour une élection à la proportionnelle : Avec une prime majoritaire qui ne réduise pas l’opposition à la portion congrue et la place en situation de faire-valoir d’une majorité intouchable. Avec un seuil de 5% qui évite un trop grand émiettement de la représentation politique qui peut être source de désordre et de dysfonctionnements. Si j’avais à  choisir, j’opterais pour un exécutif de 21 membres, responsable devant une assemblée de 69 membres ayant capacité, sous certaines conditions, à voter une motion de défiance à cet exécutif. Si j’avais à  choisir, j’opterais pour un seul conseil consultatif de 41 membres avec une alternance triennale de la présidence entre le monde de l’éducation, de la culture et de l’environnement d’une part et le monde socio-économique d’autre part. Ce conseil consultatif devrait disposer de l’autonomie financière qui garantisse son indépendance à l’égard du pouvoir politique. Si j’avais à  choisir la date des élections, je dirais que l’échéance 2012 me paraît la mieux indiquée si l’on veut favoriser une clarification politique et un contexte apaisé aujourd’hui d’une extrême urgence. Clarification et apaisement sont possibles, encore faut-il : que tous les élus ou prétendants fassent…ce qu’ils disent, que les engagements pris soient tenus. que l’intérêt du pays prévale en toutes circonstances sur les destins personnels. que les conversions surprenantes ne viennent plus altérer la confiance des électeurs et le crédit des élus et des représentants. que les discours soient plus respectueux des femmes et des hommes en compétition. Alors le débat politique serait assurément plus apaisé, les attaques personnelles n’auraient plus aucune justification satisfaisante et seraient très vivement condamnées par l’opinion publique. Chacun conviendra que ces élections peuvent se révéler déterminantes : pour la cohésion sociale et le développement harmonieux de la Martinique. Il me reste à  souhaiter que le taux de participation aux élections égale au moins celui du 10 janvier 2010 ! Alors, les consultations des 10 et 24 janvier n’auront pas été totalement infructueuses. Après le 21 mars, tous les élus de quelque parti qu’ils appartiennent auront l’obligation de faire corps pour servir avant tout la Martinique et les Martiniquais. Fait en cohérence et responsabilité. Fort-de-France le 03 Mars 2010. Serge MENIL. 
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Le :Tue 03/09/2010 à : 06:41 PM